La Nouvelle-Calédonie : une collectivité sui generis

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Depuis vingt-trois ans le pays connaît la paix et la stabilité. Elles ont ouvert la voie du dialogue et de la recherche d’un destin commun qui se construit au sein de la République Française. L’image de la poignée de main de 1988 entre deux personnages viscéralement opposés dans leurs idées, ces deux hommes ont su trouver la force et le courage de dépasser leurs antagonismes pour inventer un destin commun après 1988 et pour assurer la réconciliation entre deux camps.L’accord de Nouméa signé au sein du centre culturel Tjibaou en 1998 vint approfondir ce geste symbolique, il devait être approuvé par 72 % des calédoniens le 8 novembre 1998. Cette approbation massive fut concrétisée par la loi constitutionnelle du 20 juillet 1998 et la loi organique du 19 mars 1999, qui donna à la Nouvelle-Calédonie un statut à part au sein de la République, qui doit aboutir au bout de quinze à vingt ans à une consultation sur l’accession à la pleine souveraineté.

A l’été 2009 le parlement à adopté une loi organique qui précise les modalités et les conditions de mise en œuvre des transferts de compétences de l’Etat à la Nouvelle-Calédonie.

Le pays est la deuxième collectivité publique d’outre-mer en terme de superficie après la Guyane, pour un total de 245 580 habitants d’après le dernier recensement de 2009. Mais le territoire a sa population inégalement répartie avec une province sud qui comptabilise 183 007 habitants soit 74,5% de la population néo-calédonienne, alors que la province nord compte 45 137 habitants soit 18,4 % et la province des iles loyautés a pour sa part une population de 17 436 habitants soit 7,1%. Mais au sein de ces provinces il existe aussi une forte inégalité démographique, la province sud par exemple concentre au cœur du Grand Nouméa 66,7% de la population calédonienne. La population calédonienne est une population jeune avec une part de moins de 20 ans qui est de 34,4 %, ainsi l’âge moyen est d’aujourd’hui de 30 ans, légèrement plus élevé que nos voisins polynésiens ou de Wallis et Futuna.

A la suite de la Seconde Guerre Mondiale, le pays a connu divers statuts juridiques, mais surtout la Calédonie cesse d’être une colonie et les kanaks ne sont plus soumis au système de l’indigénat. La scène politique locale est dominée alors par l’UC (union calédonienne), un parti fondé en 1956 qui prône alors l’alliance pluriethnique, c’est alors un parti autonomiste dominé par Maurice Lenormand et Rock Pidjot. Au fils des années l’UC se tourne de plus en plus vers une revendication indépendantiste et alors de nombreux « caldoches » comme Jean Lèques quittent le parti. En face les loyalistes se regroupent autour de Jacques Lafleur pour former en 1978 le Rassemblement Pour la Calédonie dans la République (RPCR). Les indépendantistes quand à eux se fédèrent autour de la personne de Jean Marie Tjiabaou pour former le Front de Libération Nationale Kanak Socialiste (FLNKS). Entre les années 70 et 80, le territoire connaitra divers statuts tel le statut Fabius. Le pays connaît des troubles dans les années 80, une guerre civile va éclater, on dira même que des membres du FLNKS seront envoyés dans les camps militaires du colonel Kadhafi, ce qui est totalement faux. Il faut attendre la poignée de main entre les deux leaders calédoniens pour que le pays retrouve sa stabilité et grâce à cela depuis près de 25 ans la Nouvelle-Calédonie vit dans la paix.

L’accord de Nouméa signé en 1998 va prendre en compte les spécificités du territoire et va innover en matière institutionnelle. Suite à cela de nouvelles institutions voient le jour ou sont refondées, comme l’assemblée territoriale qui devient alors le congrès du territoire pour devenir aujourd’hui le congrès de la Nouvelle-Calédonie. Un gouvernement collégial voit le jour, le premier président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie sera Jean Lèques. Le congrès serait l’émanation des trois assemblées provinciales, assemblées qui sont élues pour cinq ans au suffrage universel direct. L’article 77 de l’accord de Nouméa consacre le caractère irréversible des transferts de compétences et surtout la reconnaissance d’une citoyenneté propre au pays et par conséquent une restriction du corps électoral.

Le gel du corps électoral sera voté au congrès réunis à Versailles à l’été 2006, il sera même combattu par les députés UMP locaux de l’époque, le député Frogier dira que ce vote est « une monstruosité juridique » et « un véritable apartheid avec deux catégories de citoyens ».

Le point 1.5 de l’accord de Nouméa prévoit que « des signes identitaires du pays, nom, drapeau, hymne, devise, graphismes des billets de banque, devront être recherchés en commun, pour exprimer l’identité kanak et le futur partagé entre tous ». Un comité de pilotage sera mit en place par le gouvernement local en 2007 et en 2008, un jury a désigné des lauréats, ainsi la devise de la Nouvelle-Calédonie est « terre de parole- terre de partage », l’hymne néo-calédonien est « soyons unis- devenons frères » et pour les billets de banque, plusieurs modèles ont été retenus, graphisme des billets de banque qui furent approuvés par l’institut d’émission d’outre-mer ou la mise en circulation de ces billets sera effective dès 2013 après approbation de la banque de France.

Le symbole le plus marquant depuis trois ans fut la proposition faite en février 2010 par le président du Rassemblement-UMP Pierre Frogier, de faire flotter le drapeau du FLNKS à côté du drapeau tricolore, le sénateur Frogier voyait là un symbole culturel. Mesure sensible et controversée, cet affichage du « double drapeau » apporte pour la population kanak une reconnaissance essentielle. « Pour nous, c’est très important, nous sommes un peuple de symboles, de parole, on prend ça à cœur » explique Anthony Lecren membre UC du gouvernement Martin. Cette proposition émanant de l’ex-député Frogier ne fut pas approuvée par une partie du camp loyaliste, Jacques Lafleur l’ex homme fort du pays déclarait « la Nouvelle-Calédonie a un drapeau, celui de la république Française ». Philippe Gomès ex-président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et chef de file de Calédonie Ensemble rejette également cette idée et présente sa propre proposition de drapeau local, s’inspirant de l’exemple sud-africain. Suite à cela, son gouvernement tombe. Il dénoncera « une manœuvre politicienne n’ayant d’autre but que d’exclure, de marginaliser et de punir ceux qui ont des idées différentes », un autre communiqué de Philippe Gomès stipulera que «le drapeau de la Nouvelle-Calédonie tel qu’il est défini par l’accord de Nouméa, doit unir et rassembler. Le drapeau du FLNKS que l’on impose aux calédoniens dans leur dos, est un ferment de division ». L’entente républicaine née des élections provinciales de 2009 venait de se briser avec cette proposition de Frogier, suivra alors une rupture politique dans le camp loyaliste aboutissant, aux législatives de 2012, à la défaite du Rassemblement-UMP, donnant les deux circonscriptions du territoire au parti de Philippe Gomès. Ce fut pour le parti de Pierre Frogier un désaveu de sa politique de la main tendue aux indépendantistes menée depuis 2011 avec surtout, l’élection de Rock Wamytan au perchoir du congrès de la Nouvelle-Calédonie. Les dissensions apparaissent au sein même du parti de Pierre Frogier, l’ex député et 1er adjoint au maire de Nouméa Gael Yanno montre son désaccord avec cette politique mené par le clan du Mont-dore « j’ai cru de mon devoir de l’exposer publiquement ». Apparaît alors des rénovateurs qui veulent une meilleur gouvernance au sein du rassemblement, qui souhaite un rapprochement entre loyaliste en prévision des futures échéances locales et surtout ne plus faire de concession aux indépendantistes sans contre-parties concrètes. Le 17 juillet 2010, le premier ministre François Fillon assiste au sein du haut-commissariat, à la levée du drapeau du FLNKS à côté du drapeau Français, on peut constater que le drapeau français flotte au côté de celui du FLNKS au fronton de la mairie de Bélep, auparavant seul le drapeau des indépendantistes flottait sur celle ile de l’extrême nord. La levée du drapeau des indépendantistes a laissé des traces au sein de la famille loyaliste et un sentiment de trahison est né au sein de l’électorat loyaliste. Des débats et propositions au sein de l’hémicycle du congrès eurent lieu qui aboutissent au final, à la création d’une commission spéciale chargée de rechercher en commun le drapeau du pays.

La crise politique qui a secoué au premier semestre 2011 le pays fut très grave, avec l’émergence d’une instabilité institutionnelle. En janvier 2011, des élus UC reprochent au président du gouvernement Gomès de ne pas être d’accord avec le choix des deux drapeaux. Ils considèrent qu’il porte une responsabilité dans l’absence du drapeau FLNKS au côté du drapeau tricolore au dessus des édifices des communes de Bourail, la Foa, Maré et de Moindou. Le 17 février 2011 les trois membres UC du gouvernement ainsi que les suivants de liste, démissionnent provoquant la chute du gouvernement, conformément aux dispositions de l’article 121 de la loi organique n°99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie. Une procédure de constitution d’un nouveau gouvernement se met alors en place, en trois étapes : la détermination du nombre des membres du gouvernement (article 109), l’élection du gouvernement (article 110) et l’élection du président et du vice président (article 115). Les 3 mars, 17 mars, et 1er avril 2011 les gouvernements élus tombent de facto suite aux démissions successives de la liste Calédonie Ensemble qui invoque l’article 121 de la loi organique. Cependant le 1er avril 2011 suite à la énième démission de la liste de Philippe Gomès, le congrès adopte une résolution demandant une modification de l’article 121 de la loi organique du 19 mars 1999 visant à encadrer et limiter la possibilité de provoquer la démission du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie par la démission de l’un ou plusieurs de ses membres. Le Sénat examine le projet le 15 juin 2011 et l’Assemblée Nationale l’a adopté sans modification le 29 juin 2011. Les conseillers de la Nouvelle-Calédonie réunis le 11 juin 2011, ont désigné les 11 membres du gouvernement présidé par Harold Martin, cette fois-ci la liste menée par Philippe Gomès ne démissionne pas, optant pour une « opposition constructive ». Cette opposition constructive s’opère à travers l’exercice de leurs «charges ministérielles ». Les 3 ministres Calédonie Ensemble ne viennet que rarement aux réunions de collégialités du gouvernement local. Cette opposition atteint son paroxysme avec le dépôt de la motion de censure le 21 décembre 2012 qui aboutit au rejet de celle-ci par la coalition RUMP/avenir ensemble/UC/parti travailliste.

Avec la levée du drapeau kanak, c’est la prise en compte de la question de l’identité kanak qui s’affirme, question identitaire qui est au cœur de l’accord de Nouméa, dont l’un des principaux objectifs était de « restituer au peuple kanak son identité confisquée ». L’accord de Nouméa reconnaît la nécessité de préserver, de protéger et valoriser le patrimoine culturel kanak. Cette préservation s’opère à travers plusieurs actions, comme le retour d’objets appartenant aux musées nationaux, la dernière restitution en date fut celle du crâne du grand chef Atai. Autre symbole : La terre dans l’accord de Nouméa au point 1.4 « l’identité de chaque kanak se définit d’abord en référence à une terre ». La question foncière a joué un rôle essentiel dans la revendication du mouvement indépendantiste et elle a largement été résolue grâce notamment à l’agence de développement rural et d’aménagement foncier (ADRAF) qui récemment a attribué 1000 hectares aux tribus de N’Dé et de Naniouni. Selon Alain Christnacht, «les réformes foncières engagés depuis 1978 sur le territoire puis par l’Etat ont poursuivi, dans des proportions variables, deux objectifs dont la conciliation ne va pas de soi : mieux mettre en valeur l’espace agricole et pour cela attribuer des terres à ceux qui les cultiveront, en priorité sous un régime de propriété individuel ; restituer au kanak des terres pour l’agriculture, mais aussi dans un but de rétablissement de l’espace coutumier ». Depuis 1978 les acquisitions foncières s’opérant par achat de propriétés privées ou soit par le transfert du domaine public est estimé à près de 132635 hectares.

L’affirmation de l’identité kanak et la prise de conscience des calédoniens d’origine européenne, se sont accompagnées d’une construction progressive de l’identité calédonienne, qui s’appuie à la fois sur les signes identitaires et sur un corps électoral restreint. L’article 4 de la loi organique du 19 mars 1999 institue « une citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie dont bénéficient les personnes de nationalités françaises qui remplissent les conditions fixés à l’article 188 ». Ainsi, la citoyenneté néo-calédonienne s’appuie sur la mise en place d’un corps électoral restreint pour les scrutins engageant l’avenir institutionnel et les élections provinciales. Le 13 décembre 2006 les députés réunis en congrès à Versailles ont voté le projet de loi constitutionnelle qui gèle ainsi au 8 novembre 1998 le corps électoral pour les élections provinciales. Jacques Lafleur lors de son vote avait demandé le report de ce vote, plus virulent encore, Pierre Frogier a traité ce projet de loi de « monstruosité juridique ».

Le moteur essentiel de l’accord de Nouméa est le transfert des compétences, ces transferts doivent intervenir avant fin 2014. Ils sont techniquement complexes et demandent un travail législatif et réglementaire des plus aboutis, pour que les calédoniens n’aient pas à en subir les conséquences. La loi organique du 9 aout 2009 a modifié la loi organique du 19 mars 1999 afin d‘adapter le calendrier de transfert de certaines compétences et ainsi aménager les modalités des compensations financières. Depuis 2011 des transferts de compétences mais aussi d’établissements publics se sont opérés, comme les compétences de la sécurité de la navigation dans les eaux territoriales au 1er janvier 2011, de la police et la réglementation de la circulation maritime d’un point à l’autre de la Nouvelle-Calédonie et la sauvegarde de la vie humaine en mer opéré au 1er juillet 2011. La compétence de l’enseignement secondaire public comme privé, de l’enseignement primaire privé ainsi que de la santé scolaire ont étaient transférées au territoire au 1er janvier 2012. Il faut noter tout de même que la compétence de l’enseignement du second degré fut un temps transférée au du territoire en 1957 grâce à la loi-cadre Gaston Deferre, mais elle retournera à l’Etat en 1965. Le 22 aout 2012 l’établissement public qu’est l’agence de développement de la culture kanak (ADCK) fut transférée à la Nouvelle-Calédonie, et au 1er janvier 2012 le centre de documentation pédagogique a été transféré au territoire. Le droit civil et commercial quand à lui doit être transféré à la Nouvelle-Calédonie au plus tard le 1er juillet 2013, qui inclut les règles relatives à l’état des personnes (livre Ier du code civil), mais la loi organique du 19 mars 1999 exclut du transfert les règles relatives à la nationalité, à la justice et à l’organisation judiciaire. 2013 verra donc pour le pays le transfert du droit civil et commercial qui régit la vie au quotidien, mais depuis le 1er janvier les compétences de la police et de la sécurité de la circulation aérienne intérieure furent également transférées au pays. Le transfert de la sécurité civile qui à pris du retard aura lieu au plus tard au 1er janvier 2014. La loi organique du 19 mars 1999 modifiée, stipule que le droit à compensation des charges d’investissements transférés est égal à la moyenne des dépenses actualisées, hors taxe et fonds de concours, constatées sur une période précédant le transfert de compétences. La dotation globale de compensation évolue chaque année en fonction d’un taux résultant de la somme du taux prévisionnel d’évolution de la moyenne annuelle de l’indice des prix à la consommation (hors tabac) de l’année de versement et de la moitié du taux d’évolution du PIB en volume de l’année en cours. Les nouvelles modalités de calcul du droit à compensation s’appliqueront uniquement pour les nouveaux transferts, mais en revanche les nouvelles modalités de la DGC seront applicables à tous les transferts. L’état d’après la loi organique de 2009 doit poursuivre la construction des deux lycées gage du développement éducatif du pays.

Aux termes du point 5 de l’accord de Nouméa, « au cours du quatrième mandat (de cinq ans) du Congrès, une consultation électorale sera organisée. La date de cette consultation sera déterminée par le Congrès, au cours de ce mandat, à la majorité qualifiée des trois cinquièmes ». La loi organique du 19 mars 1999 dans son article 127 précise les modalités d’organisation de cette consultation. Certains hommes politiques locaux tels Pierre Frogier veulent « purger » cette question de référendum dès 2014, d’autres comme Calédonie Ensemble voit en 2014 que des élections provinciales ce n’est pas pour eux une date butoir, la seule vraie date pour eux qui compte est 2018 et ils ont raison, car 2014 ça c’est la date que les indépendantistes veulent nous faire croire qui serait fatale qu’il y aurait après cette date les abymes , mais les accords de Nouméa stipule bien 20ans donc 2018, est la seule date à retenir, il pourra y avoir un référendum en 2018 voir même avant dès 2015 par exemple mais avec des modalités précises avec le vote des 3/5ème des membres du congrès en gros 33 élus sur 54.

Le pays est engagé depuis 1988 dans un processus irréversible. Il faut donc trouver une solution innovante. Plusieurs solutions ont étaient apportées entre autres celle de jacques Lafleur avec son pacte cinquantenaire. Il faut trouver un accord équitable, qui ne laisse pas un camp sur le « bas côté de la route ». La notion d’indépendance n’a plus de sens à l’heure actuelle, la mondialisation accentue l’interdépendance des nations. Il faut donc écrire une nouvelle page pour marquer le destin commun. C’est en 2014 avec les élections provinciales que le citoyen calédonien va pouvoir faire connaître son choix en accordant sa confiance à ceux qu’il juge les plus aptes pour négocier la sortie de l’accord de Nouméa.

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Jeune internaute tout frais sorti d'un œuf de la discorde, Machiavel à la plume alerte des jeunes pousses. Techno-connecté, s'exprimant sur tous les réseaux sociaux, Machiavel représente cette génération 2.0 qui occupe naturellement le Net. Marqué à droite, ses premiers écrits tranchent avec le politiquement correct habituel en Calédonie. A n'en pas douter, au fil du temps, le plus jeune de nos contributeurs saura prendre sa place parmi les "grands".
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Fredy GOSSE

c’est même insoluble :
on veut virer les envahisseurs?résultat guerre
les envahisseurs sont partis , on applique la coutume orale ?résultat guerre interclanique……

c’est le premier problème qui doit être réglé … enfin si la paix est considérée comme un moindre mal

Gil Moglia

PS: +1 gribby

“A mon avis, la question foncière est loin d’être réglée en Nouvelle Calédonie. c’est peut-être même le problème n°1.”

C’est clair! Quand on connait un peu le monde mélanésien, c’est même évident….

Eric

Plus que l’indépendance je crois plus volontier à la terre… C’est la revendication initiale tout de même !!!

Gribby

Il me semble que la terre, c’est aussi l’identité pour les kanak…le problème, c’est qu’ils ont été déplacés…difficile de s’y retrouver plusieurs décennies après…

Omega

Mais bien avant l’arrivée des Français en 1853, ils se déplaçaient eux-mêmes à cause des guerres claniques où tout revenait au vainqueur : terre, identité de la terre etc.

Si vous ne savez pas ça c’est que vous ne connaissez pas l’histoire de ce pays.

Je n’invente rien, lisez les livres anciens des premiers découvreurs.

Gribby

Lors des guerres claniques, les vaincus étaient soit tués, soit ils s’intégraient de manière plus ou moins forcée au clan des vainqueurs, soit ils s’enfuyaient. De ce fait, les déplacements de population n’avaient pas la même ampleur que sous la colonisation et l’évangélisation où des clans entiers ont été déplacés et regroupés avec d’autres clans…posant par la même des problèmes d’intégration …

Omega

On n’a pas eu les même lectures c’est sûr.

Il y a plusieurs années, j’ai fait des recherches dans des très vieux ouvrages qui sont aujourd’hui protégés et qui ne sont plus mis à la disposition du public et ce que j’y ai trouvé diffère quelque peu de ce que tu avances mais, à chacun ses lectures…

Gil Moglia

Merci Omega, heureusement que tues là pour nous expliquer…

Mais cela justifiait-il qu’on leur pique définitivement leurs terres?

Philippe, dis-tu, Gribby? Flûte, je me demande bien qui ça peut-être…

Omega

Moi aussi Gil, moi aussi.
Bon week-end à toi aussi et à plus !

Gil Moglia

Lol, oui, Omega, moi aussi je t’aime… 🙂
Bon week-end.

Omega

Philippe dis-tu Gil ? Et non, c’est pas ça, tu fais fausse route ! Tant pis hein ?

Omega

Fais pas le malin, Gil, je sais que je n’ai rien à t’apprendre à toi le Calédonien pure souche c’est : “touche pas à mon histoire … hein ?” mais … sache que tu n’es pas le seul et … avec ta dernière petite phrase assassine je vois bien où tu veux en venir … trop malin le Gil … ou alors me tromperai-je ?

Gil Moglia

Et qui était directeur de l’ADRAF, à une certaine époque, avec tout un tas de trucs pas clairs?

Gribby

Ce ne serait pas un certain Philippe? …Mais il avait peut-être des ordres…

Islandman

Pas pour taper dans la caisse…

Gribby
J’ai noté plusieurs erreurs dans ce texte qui se veut savant. 1 – Au 4ème paragraphe, il est écrit : “Entre les années 70 et 80, le territoire connaitra divers statuts tel le statut Fabius.” En fait, il s’agit du statut Fabius Pisani qui date de …1985! 2 – Au 5eme paragraphe, il est écrit : “L’accord de Nouméa signé en 1998 va prendre en compte les spécificités du territoire et va innover en matière institutionnelle. Suite à cela de nouvelles institutions voient le jour ou sont refondées, comme l’assemblée territoriale qui devient alors le congrès du territoire pour devenir… Read more »
Mister Eric

C’est peut-être un extrait du livre de Gaby Briault…
posté comme ça, en ballon d’essai

Putaing les mecs vous avez gaffé là…

mademoisellesauterelle

On voit bien que t’aimes pas les lasagne, toi; sinon, t’aurais parlé de galop d’essai! 😉

[img]http://www.happy-buzzday.com/wp-content/uploads/2013/02/Dessin-cheval-lasagne-sniper-600v2.jpg[/img]

Josy

Si, si ! Il s’agit bien de ballon d’essai puisque sur ce dessin, on peut reconnaître Ibrahimovic et Jallet du PSG.

Fredy GOSSE

tiens une fan du PSG

Josy

Déduction hâtive.

Fredy GOSSE

d’accord ils sont circoncis ça doit pas être les joueurs du PSG-:) une équipe de Tel Aviv?

Gégé
Bonjour, On dirait une mauvaise dissertation d’un étudiant en droit ou en histoire qui aurait tenté de répondre au sujet : “Quel est le statut juridique de la Nouvelle-Calédonie ? Aide : vous retracerez brièvement l’évolution de ces 50 dernières années et dresserez des perspectives.” L’aide c’est au cas où l’étudiant n’ait pas compris qu’il fallait décliner un plan en 2 parties : I) De la colonie à la collectivité sui generis A) de 1950 à 1998 B) la Nouvelle-Calédonie dans le statut de l’Accord de Nouméa II) Le champ des possibles A) le processus d’autodétermination dans l’Accord de Nouméa… Read more »
Philippe Blaise

Bla bla bla bla bla bla

Un tissu de banalités insipides

N’est pas machiavel qui veut.

Islandman

Ben oui, je sais… t’as du mal à suivre…
Relis-le… Prends ton temps…

Gil Moglia

Lol Islandman…. 😀

Eric
Pffffff, tout çà pour dire qu’il faut innover ??? Mouais, mais j’insiste et je persiste, mettons en place ce qui est prévu et voyons les effets et si nécessaire ajustons… Pour aller un jour plus loin si la population le veux vraiment… Sommes-nous si pressé, nos enfants ne peuvent-ils eux-même décider de l’avenir… En quoi sommes-nous plus sûre aujourd’hui de ce qui leur conviendra le mieux demain ??? J’ai beau retourner le sujet dans tous les sens, rien aujourd’hui n’est plus juste que de faire ce qui a été prévu et valider par tous… Faire moins ou plus, c’est aller… Read more »
Alfred

QUAND J’ESSAYE DE LIRE CE GENRE D’ARTICLE:

Rigoberto

La conclusion est d’une banalité affligeante, pas pu lire le reste…

inforétif

Suis pas étonné que le dernier paragraphe (on peut y lire : “La notion d’indépendance n’a plus de sens à l’heure actuelle, la mondialisation accentue l’interdépendance des nations” ne vous plaise pas, Rigoberto (ni sans doute à Gil Moglia, si il le lit).

Gil Moglia

Bein si, justement (mon con…. 🙂 ), la nation Kalédonienne, une fois indépendante, parce que c’est son destin, choisira avec qui (la France, par exemple, en tout cas c’est ce que je souhaite) elle voudra entretenir des liens d’interdépendance…

Suis, un peu… au lieu de lire bêtement en diagonale, d’extrapoler, et d’essayer de faire dire aux gens ce qu’ils n’ont jamais dit: Je ne suis pas indépendantiste, mais je sais voir quand les carottes sont cuites, nuance.

inforétif

Gil c’est vous qui lisez bêtement en diagonale. Mais bon…

Franck

C’est vrai qu’un peu de réalisme fait parfois du bien

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