À peine le temps que durent les roses, Cynthia Ligeard aura passé, sa chute achevant le cycle de décomposition du R-ump de Pierre Frogier. Le FPU, conglomérat de jeunes ambitieux et d’anciens sans partis politiques fixes comme Harold, Simon ou Leroux, pousse des cris d’orfraie et joue les croquemitaines, pour faire croire aux Calédoniens qu’il a encore quelque chose à dire. Grâce à des médias sans idée ni ligne, le FPU sort d’une séquence médiatique intense (on les a vu et entendu partout) au cours de laquelle il a essayé de nous faire oublier une donnée fondamentale et existentielle : il a perdu les élections ! Or en politique, quand on perd, soit on se soumet, soit on se tait. Au lieu de cela, le FPU nous sert une soupe franchouillarde à l’extrême, histoire de tenter de gommer sa faute originelle, son indicible erreur, celle d’avoir offert aux indépendantistes via le drapeau, une latitude d’action et de pensée qu’ils avaient perdu.
Le FPU est dans l’opposition, dernière étape avant disparition… Une opposition insane dans laquelle il se drape du bien commun, de la défense des plus démunis et des petites entreprises. Mais qui peut croire à ces balivernes ? Le parti qui a donné gratuitement son gisement à Goro, qui a laissé la SLN déverser 100 milliards de dividendes à ses actionnaires en deux ans, qui s’est opposé à l’usine du Nord, qui n’a pas financé les régimes sociaux et qui, fondu dans la coalition avec l’UC et le parti Travailliste, laisse la Nouvelle-Calédonie en cessation de paiement ! Et c’est le même parti qui bêle dans l’attente hypothétique du retour de Sarkozy au pouvoir alors qu’il n’est pour l’heure, mais jusqu’au cou, aux affaires ! Au fil des ans, comme en témoignent les résultats électoraux depuis 2012, le R-Ump ou le FPU, c’est kif-kif, a perdu toute attractivité. Il doit ses échecs à son incapacité à délivrer un message clair, laissant entendre qu’il s’en tient à une ligne directrice connue de tous. On ne peut pas, comme le prétend Pierre Frogier, se revendiquer comme signataire majeur des accords de Nouméa et s’en déclarer désengagé. On ne peut pas non plus signer les accords sociaux et fiscaux, pour ensuite, et au nom de prétextes faux et fallacieux, ne pas signer les textes de lois qui en découlent. Voilà donc la démonstration que n’ayant plus d’idée, le FPU n’a pas non plus de signature.
Le FPU s’oppose, la belle affaire ! Mâtiné de mauvaise foi, sous-tendus de contre-vérités, construits de lieux communs, son discours s’étiole et se dilue. Son conservatisme avéré presque proclamé, son droitisme exacerbé, conduisent le FPU à ne plus apparaître désormais que comme le succédané de ces groupuscules, tel le Cap-NC ou d’autres, qui prospérèrent au temps des Évènements et au début des Accords de Matignon, quand s’opposer était une manière d’être. Fort heureusement, la société calédonienne a évolué et se méfie de ces jusqu’au-boutistes forcenés qui cachent leur manque de propositions et de travail derrière des slogans et des attitudes guerrières. Le FPU, en parodiant Walt Disney, c’est le désert vivant, un monde où rien ne bouge ni ne croît sinon des épineux, que le vent ne rend pas plus mobile.
Avec sa pincée d’élus, le FPU va s’opposer. Mais même l’opposition exige une pensée, une direction, un chef… Ça n’est pas au FPU que l’on trouvera tout ça.
Caton
Le Front des Perdants Usurpateurs ?
Ça ne pouvait être que du Caton … et du bon Caton, en tout cas moi j’ai bien aimé et j’en redemande … encore, encore et merci !
Catoune !
Je suis toujours ébahi qu’en politique, quoiqu’on fasse, quoiqu’on dise, qu’on puisse changer d’avis, tromper les gens, agir contre leur intérêt, même favoriser ses adversaires … hé ben, il y aura toujours du monde pour vous suivre et vous soutenir… faut m’expliquer !
Héééé…!!!